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ECHEC DE L'ONU EN AFRIQUE

 

( Organisation des Nations Unies) a été créée pour défendre la paix dans ce monde de non droit, à cause des Européens qui ont crée deux conflits mondiaux et causé des millions et des millions de morts. Les mêmes Européens ont esclavagisé, colonisé, exterminé et exploité des peuples entiers. Ce que la colonisation a fait comme victimes, même l'Allemagne Nazie n'a pas fait le centième. La colonisation a été le plus grand crime que l'humanité n'a connu. Les Nations Unies ont un Conseil de sécurité. La réunion du Conseil de sécurité représente, en fait, le pouvoir exécutif de l'Organisation des Nations Unis. Cet exécutif est composé de 15 membres, dont 5 permanents : les Etats-Unis d'Amérique, l'URSS, la Chine, la France et la Grande Bretagne. 10 élus pour deux ans par l'Assemblée générale. Les décisions, concernant la procédure politique, sont prises à la majorité de 9 voix. En ce qui concerne les autres décisions, elles sont prises à la majorité de 9 voix également, mais à la seule condition de ne comporter aucun vote négatif d'un des cinq membres (USA, France, Chine, URSS, Grande Bretagne). Depuis de longues années, l'humanité cherche le moyen de mettre un frein à la barbarie des hommes, à leurs propres folies. L'ONU parviendra-t-elle un jour ? Je ne le pense absolument pas, car il n' y a que cinq pays qui décident le sort de l'humanité de l'ONU, ses cinq membres permanents.

Mais comment cette Organisation a-t-elle été créée ? Ce fut au cours de la Seconde guerre mondiale que Franklin D. Roosvelt (président des Etats-Unis d'Amérique), Winston Churchill ( Premier ministre britannique, Staline (président de l'ex-URSS. Ce trois personnages, dominant le monde, se sont réunis à Téhéran (Iran) en pleine guerre mondiale, au mois de novembre 1943, ils estimèrent qu'une grande organisation est nécessaire pour regler les problèmes mondiaux, une fois la guerre (39-45) terminée, et la paix revenue. Une Conférence préparatoire, réunissant des délégués américains, britaniques, soviètiques et chinois, se tint du 21 août au 07 octobre 1944 à Dumbartob Oaks, près de Washington. Cette Conférence traça les grandes lignes (complétées à Yalta en février 1945) de la Charte des Nations Unies? Celle-ci a été établie à San Francisco du 25 avril au 26 juin 1945. Il se révéla, dès le début, que les Etats-Unis et l'Union soviètique allaient être les puissances prépondérantes de l'après-guerre, et que seule une coopération entre ces deux pays pouvait permettre le bon fonctionnement de l'ONU.

Obsédés par l'incapacité de la Société des nations, les signataires de la Charte entérinèrent un texte plus précis et plus lisible. La Charte prévoit que le Conseil de sécurité, organe exécutif, peut agir et enquêter de sa propre intiative en cas de différend, soit à la demande d'un pays, membre ou non de l'Organisation, soit à celle du secrétaire général. La mission d'enquête parlementaire française, concernant le génocide rwandais, n'est-ce-pas une première dans ce monde de non droit, où la raison du plus fort est toujours la meilleure ? Le Conseil de sécurité peut, si la paix est menacée ou rompue, amorcer des négociations diplomatiques, édicter des sanctions économiques, ordonner un arrêt des hostilités et le retrait des troupes, et même prendre des mesures militaires. Mais l'ONU est impuissante, pace que, la conception jalouse que les Etats membres et permanents de l'ONU ont de leur souveraineté limite l'application de la Charte de toute la Charte.

 

I )LES SIX PILIERS DE l'ONU

L'édifice de l'Organisation fut fondé sur six principaux supports, les piliers de la nouvelle sagesse des nations:

1° ) L'Assemblée générale. C'est l'organe essentiel, le seul qui compren les conditions de participation d'un Etat qui n'est pas membre de l'Organisation. Le Conseil de sécurité se compose de 15 membres, dont 5 permanents, il s'agit de la Chine, les Etats-Unis, la Fédération de Russie(ex-URSS), la France et le Royaume-Uni. 10 membres sont élus par l'Assemblée générale pour une période de deux ans.. Chaque membre du conseil dispose d'une voix. Les décisions de procédure sont prises par un vote affirmatif de 9 au moins des 15 membres. Les décisions sur les questions de fond so En janvier 1978, il s'est rendu en Turquie, à Chypre et en Grèce pour y discuter de la reprise des négociations. Dès le début de son premier mandat, il a fait preuve d'une conscience aigüe des problèmes qui se posent au monde en développement. En 1974, à la sixième session extraordinaire de l'Assemblée générale, il lance un appel en faveur d'une coopération multilatéral à l'échelle mondiale, pour " promouvoir des transformations réelles manifestes et axées sur l'humain". L'année suivante, à l'occasion de la septième session extraordinaire, il soulignait que le : "défi le plus grand auquel se mesurent la sagesse politique et la vision internationale, c'est de réduire l'écart entre riches et pauvres...il n'est pas de stabilité possible dans une société où quelques uns détiennent la richesse, tandis que la majorité vit dans la misère sans espoir". Quelle vérité! en mai 1946, à Naïrobi, au cours de la quatrième session de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement(CNUCED), parlant de la nécessité urgente d'instaurer un nouvel ordre économique international, il soulignait que : "toutes les actions, développées et en développement, ont pour intérêt commun de relever les défis qui se posent aujourd'hui". En acceptant un deuxième mandat de l'Assemblée générale, M. Waldheim a déclaré que le métier de Secrétaire général "est sans nul doute l'un des plus passionnants qui soient, mais aussi l'un des plus décourageants". Dans l'introduction à son rapport sur l'activité de l'Organisation, il a écrit : "En définitive, le succès ou l'échec de cette expérience exaltante dépendra uniquement de l'attachement des Etats membres aux idéaux et aux objectifs de la Charte, et de la persévérance qu'ils mettront à atteindre ces idéaux et objectifs en dépit des revers et des déceptions". Kurt Waldheim est un juriste et un diplomate de carrière. Docteur en droit de l'Université de Vienne, il est également diplômé de l'Académie consulaire de cette ville. Entré dans la carrière diplomatique en 1945, il a occupé de 1948 à 1951 le poste de Premier Secrétaire à la légation d'Autriche à Paris et de 1951 à 1955, il a dirigé le département du personnel du Ministère des Affaires étrangères. En 1955, il a été nommé Observateur permanent de l'Autriche auprès de l'Organisation des Nations Unies. Un homme juste, bien et humain. M. Kurt Waldheim est le meilleur Secrétaire général que l'ONU n'a jamais eu.

Cinquième Secrétaire général de l'ONU : le Péruvien JAVIER PEREZ DE CUELLAR (1982-1991). Il a exercé la profession d'avocat, puis de diplomate de carrière, avant de prendre sa retraite de fonctionnaire péruvien. Entré au Ministère péruvien des Affaires étrangères en 1940 et dans le corps diplomatique en 1944, il a d'abord exercé des fonctions de secrétaire de l'ambassade du Pérou en France, au Royaume-Uni, en Bolivie et au Brésil, et celles de conseiller et de ministre conseiller à l'ambassade du Pérou au Brésil. Rentré à Lima en 1961, il a été élevé au rang d'ambassadeur l'année suivante et a occupé successivement les postes de directeur du département juridique, de directeur d'administration, de directeur du protocole et de directeur des affaires politiques. En 1966, il a été nommé secrétaire général(ministre adjoint) aux Affaires étrangères. En 1981, il est devenu conseiller juridique au Ministère des Affaires étrangères. Membre de la délégation péruvienne à la première session de l'Assemblée générale en 1946, il a été nommé représentant permanent du Pérou auprès de l'Organisation des Nations Unies en 1971, et a dirigé la délégation de son pays à toutes les sessions de l'Assemblée de 1971 à 1975. En 1973 et 1974, il a été nommé Secrétaire général adjoint aux affaires politiques spéciales de l'Organisation des Nations Unies. A compter d'avril 1981, tout en conservant ce poste, il a assumé les fonctions de représentant personnel du Secrétaire général pour la situation relative à l'Afghanistan. A ce titre, il s'est rendu au Pakistan et en Afghanistan aux mois d'avril et d'août de la même année, afin de poursuivre les négociations engagées par le Secrétaire général quelques mois auparavent. En mai 1981, il a repris ses fonctions au Ministère des Affaires étrangères de son pays tout en continuant à représenter le Secrétaire général dans le cadre de la situation à l'Afghanistan jusqu'à ce qu'il soit nommé, en décembre 1981, Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies. A signaler que M. CUELLAR, au cours de sa carrière, a été décoré par 25 pays.

Sixième Secrétaire général de l'ONU : l'Egyptien BOUTROS BOUTROS GHALI ( 1992-1996). Le ler janvier 1992, M. Boutros Boutros Ghali, devenu sixième Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, a entamé un mandat de cinq ans. De mai 1991 à sa nomination par l'Assemblée générale, le 3 décembre de la même année, il était Vice-Premier Ministre égyptien chargé des affaires étrangères, après avoir exercé, à paritir d'octobre 1977, les fonctions de Ministre d'Etat aux Affaires étrangères. Diplomate, juriste, universitaire et auteur de nombreux ouvrages, président de la francophonie (pourquoi s'est-il mis dans cette galère ?), il a une longue expérience des affaires internationales. Il est entré au parlement égyptien en 1987. Membre de la Commission du droit international de 1979 à 1991, il a également fait partie de la Commission internationale des juristes. IL a exercé bon nombre d'activités professionnelles et universitaires. IL a obtenu un doctorat en droit international à l'Université de Paris en 1949; sa thèse portait sur l'étude des organisations régionales. Il est également titulaire d'une licence en droit obtenue à l'Université du Caire en 1946, ainsi que de diplômes en sciences politiques, en sciences économiques et en droit public conférés par l'Université de Paris. Il a donné des conférences sur le droit international et les relations internationales dans nombre d'Universités d'Afrique, d'Asie, d'Europe, d'Amériaque latine et d'Amérique du Nord. Au cours de sa carrière, M. Boutros Ghali s'est vu décerner des distinctions et des titres honorifiques par 24 pays dont, l'Egypte, la Belgique, l'Italie, la Colombie, le Guatemala, la France(il aime bien la France), l'Equateur, l'Argentine, le Népal, le Luxembourg, le Portugal, le Niger, le Mali, le Mexique, la Grèce, le Chili, le Brunéi Darussalam, l'Allemagne, le Pérou, la Côte d'Ivoire, le Danemark, la République Centrafricaine, la Suède et la République de Corée. Il a été également décoré de l'Ordre souverain militaire de Malte. Est-ce-que Boutros Boutros Ghali peut-il s'occuper de son Afrique sans carrièrisme ? En tout cas, je le souhaite de tout mon coeur.

Septième Secrétaire général de l'ONU : KOFI ANNAN, l'actuel Secrétaire général des Nations Unis, est un Africain noir(une première dans l'histoire de l'ONU). Les Occidentaux savent ce qu'ils font : les intellectuels africains ont toujours choisi leurs carrières au dépens de leurs peuples. C'est un crime contre les peuples d'Afrique, qui ne sont pas réellement indépendants. Originaire du Ghana, le pays du fils prodige de l'Afrique, Kuamé Nkrumah, Kofi Annan est le septième Secrétaire général de l'Organisation des Nations. Il est le premier à être issu des rangs des fonctionnaires de l'Organisation. Il a pris ses fonctions le ler janvier 1997.Il s'est donné pour priorité de revitaliser l'Organisation grâce un vaste programme de réformes; de renforcer les activités traditionnelles de l'Organisation dans le domaine da la paix et du développement, de promouvoir les droits de l'homme, alors que les droits collectifs des Africains sont quotidiennement bafoués. Il rêve aussi l'état de droit et les valeurs universelles inscrites dans la Charte des Nations Unies, notamment l'égalité, la tolérance et la dignité humaine, et de restaurer la confiance des citoyens dans l'Organisation en "rapprochant l'ONU des gens". Kofi Annan a étudié à l'université des sciences technologiques de Kumasi (Ghana) où il est né, et a obtenu une licence en économie de Macalester Cllege (St.Paul, Minnesota, Etats-Unis). De 1961 à 1962, il a poursuivi des études du troisième cycle en économie à l'Institut de Genève. En 1971-1972, bénéficiant d'une bourse de la fondation Sloan, il a étudié au Massachussetts of Technology et obtenu une maîtrise en gestion. Kofi Annan est entré au service des Nations Unies en 1962, en qualité de fonctionnaire d'administration et du budget à l'Organisation mondiale de la santé, à Genève. Ensuite, il a travaillé à la Commission économique pour l'Afrique à Adis-Abeba, à la force d'urgence des Nations Unies (FUNU II) à Ismailia, et au Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés à Genève. Avant d'être Secrétaire général, il a également occupé les postes de Sous-secrétaire général aux opérations de maintien de la paix (mars1993-février 1994), puis de Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix (février 1994-octobre 1995; avril 1996-décembre 1996). La seule et unique initiative de Kofi Annan, en tant que Secrétaire général, a été son programme de réformes, intitulé s puissances colonisatrices. Aujourd'hui encore, tous les Etats africains sont sous tutelle. Et pourtant en 1973, paraît-il que la colonisation est partout achevée; les mouvements nationalistes l'ont emporté en Afrique, sans l'intervention de l'ONU. Quelques échecs notables : le Portugal refuse de remettre l'Angola et la Mozambique à des gouvernements locaux; en Afrique du Sud et en Rhodésie, des minorités blanches racistes s'arrogent le pouvoir sans partage, violation des règles de l'ONU; et, bien que l'Or que le plus souvent la création d'une situation particulière entre deux ou plusieurs Etats. On peut distinguer artificiellement deux sortes de traités : le traité-contrat et le traité-loi. Le premier résulte de l'action de deux ou plusieurs parties sur certaines orientations réciproques. C'est le cas, par exemple du traité de coopération; effectué pour facilité une entente entre Etats sans les peuples. Les Africains ne veulent plus de ce contrat, car il n'amène pas un progrès du droit international et encore moins son unification. A l'inverse, les parties qui contractent un traité-loi s'engage à une certaine conduite dans l'avenir en renonçant à une partie de leurs prérogatives dans des secteurs bien définis. Le traité contrat, c'est ce qui lient les grandes puissances et les Etats-Nations fabriqués par l'Europe.

IV) LA CHARTE DE l'ONU

Nous, PEUPLES DES NATIONS UNIES résolus à préserver les générations futures du fléau qui deux fois en l'espace d'une vie humaine a infligé à l'humanité d'indicibles souffrances, à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites, à créer les conditions nécessaires au maintien de la justice et du respect des obligations nées des traités et autres sources du droit international, à favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande, et à ces fins à pratiquer la tolérance, à vivre en paix l'un avec l'autre dans un esprit de bon voisinage, à unir nos forces pour maintenir la paix et la sécurité internationale, à accepter des principes et instituer des méthodes garantissant qu'il ne sera pas fait usage de la force des armes, sauf dans l'intérêt commun, avons décidé d'associer nos efforts pour réaliser ces desseins. En conséquence, nos gouvernants respectifs, par l'inter- médiaire de leurs représentants, réunis en la ville de San Francisco, et munis de pleins pouvoirs reconnus en bonne et due forme, ont adopté la présente Charte des Nations Unies et établissent par les présentes une organisation internationale qui prendra le nom des Nations Unies.

La Charte de l'ONU est aussi composée de dix-neuf chapitres, dont cent onze articles significatifs. Chapitre I : buts et principes des Nations Unies; chapitre II : les membres des Nations Unies; Chapitre III : les organes; chapitre IV : l'Assemblée Générale; chapitre V : le Conseil de sécurité; chapitre VI : le réglement pacifique des différends; chapitre VII : l'action en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d'acte d'agression; chapitre VIII : les accords régionaux; chapitre IX : la coopération économique et sociale internationale; chapitre X : le Conseil économique et social; chapitre XI : la déclaration relative aux territoires non autonomes; chapitre XII : le régime international de tutelle; chapitre XIII : le Conseil de tutelle; chapitre XIV : la Cour internationale de justice; chapitre XV : le Secrétariat des Nations Unies; chapitre XVI : dispositions diverses; chapitre XVII : les dispositions transitoires de sécurité; chapitre XVIII : les amendements et, enfin, le chapitre XIX : la ratification et la signature. Premier exemple, le chapitre I qui résume les buts et principes des Nations Unies: Article 1(alinéa 1) : maintenir la paix et la sécurité internationale et à cette fin : prendre des mesures collectives efficaces en vue de prévenir et d'écarter les menaces à la paix, et réaliser, par des moyens pacifiques, conformément aux principes de la justice et du droit international, l'ajustement ou le règlement de différends ou de situations, de caractère international, susceptibles de mener à une rupture de la paix; Article 1 (alinéa 2) : développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l'égalité de droits des peuples et de leur à disposer d'eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde; Article 1(alinéa 3): réaliser la coopération internationale en résolvant les problèmes internationaux d'ordre économique, social, intellectuel ou humanitaire, en développant et en encourageant le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de religion, de sexe, de langue, etc... Article 1 (alinéa 4) : être un centre où s'harmonisent les efforts des nations vers ses fins communes. Deuxième exemple, le chapitre XIX qui parle de la ratification et de la signature de la Charte: Article 110 (alinéa 1) : la présente Charte sera ratifiée par les Etats signataires conformément à leurs règles constitutionnelles respectives. Article 110 (alinéa 2) : les ratifications seront déposées auprès du gouvernement des Etats Unis d'Amérique, qui notifiera chaque dépôt à tous les Etats signataires ainsi qu'au Secrétaire général de l'Organisation, lorsque celui-ci aura été nommé. Article 110 (alinéa 3) : la présente Charte entrera en vigueur auprès le dépôt des ratifications par la République de Chine, la France, l'Union des Républiques socialistes soviètiques, le Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, les Etats-Unis d'Amérique et par la majorité des autres signataires. Un procès verbal de dépôt des ratifications sera ensuite dressé par le Gouvernement des Etats-Unis d'Amérique qui en communiquera copie à tous les Etats signataires. Article 110 (alinéa 4) : les Etats membres de la présente Charte qui ratifieront après son entrée en vigueur deviendront Membres originaires des Nations Unies à la date du dépôt de leurs ratifications respectives.

V ) DECLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L'HOMME

Préambule Considérant que la reconnaissance de le dignité inhérente à tous less membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde. Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme. Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression. Considérant qu'il est esssentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations. Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande. Considérant que les Etats membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Considérant qu'une coopération commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement. L'Assemblée Générale proclame la présente Déclaration Universelle des Droits de l'homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction. Article premier Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. Article 2 1. Chacun peut se prévaloir et de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la Présente Déclaration, sans distiction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou d' autre situation. 2. De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant,sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté. Article 3 Tout individu a droit à la vie, à n acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés. Quarante années depuis les soit-disant indépendances africaines et presque cinquante-deux ans après le vote mémorable du 10 décembre 1948, la célébrité de la Déclaration universelle des droits de l'homme s'est toujours démentie, en ce qui concerne le continent noir. Et pourtant, par ses écritures sages, sa signification profonde, son universalisme, ce texte grandiose, continue de focaliser l'attention des peuples exploités d'Afrique, des peuples encore colonisés économiquement et politiquement. Ces peuples ont été divisés, colonisés, néo-colonisés, saignés et appauvris. Et pourtant, on lit de façon significative que : "la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inélianables constitue le fondement de la liberté, de la justice et dans la paix dans le monde"(préambule); que : "tous les êtres humains sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns vers les autres dans un esprit de fraternité"( article 1er) que : "nul ne peut-être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé"(article 9); que " la volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics. L'Occident nous bourre toujours avec la philosophie des droits individuels de l'homme. Comment peut-on réellement défendre les droits individuels sans les droits collectifs ? Comment nos dirigeants peuvent-ils honorer nos droits individuels, alors que nos droits collectifs sont bafouillés ailleurs ? Il n y a jamais de liberté individuelle sans liberté collective. Donc, on voit bien que les Africains sont les laissés-pour-compte. En réalité, l'évolution politique et économique de l'Europe et de l' Amérique occidentales n'accorde guère à cet échec. Et pourtant, la démocratie est le pouvoir du peuple. Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, après les atrocités nazies, la Déclaration reflétait la croyance de l'opinion publique nationale et internationale sur la possibilité d'une sagesse, d'une fraternitté, d'une paix durable et, surtout, d'une cohésion collective considérable pour l'humanité. Mais en dépit de son autorité, la Déclaration unverselle, comme son nom l'indique, est une " Déclaration Occidentale des droits de l'homme". Donc, mieux vaut l'appeler l'ONO (Organisation des Nations Occidentales). Certains acteurs ont émis l'idée que celle-ci aurait acquis une valeur coutumière ou universelle : c'est une fomidable imposture. Comment peut-on créer un état de droit sur la démocratie imposée par François Mitterand à la Baule ? où est la vonlonté du peuple ? Où est la liberté ? Où est la démocratie ? où est l'autorité des pouvoirs publics. Ce droit est pourtant une caractéristique des démocraties occidentales. Il est tellement vécu de façon naturelle qu'on oublie souvent qu'il n'existe que dans une toute petite entité terrestre, le centième de la population mondiale, une toute petite minorité des Etats du monde qui gouvernent l'ONU (Organisation des Nations Unies). Au moment de ce vote mémorable, il y a eu trois abstententions. La première, c'est l'Arabie Saoudite : " le changement de religion" qui ne correspond pas à sa loi islamique. La deuxième abstention est l'Afrique du Sud des blancs racistes qui ne croyaient pas à l'égalité des races. L'abtention, de l'Union Soviètique et de ses satellites, était encore plus grave aux yeux des blancs qui veulent, coûte que coûte, dominer ce monde. Force est de constater que les rédacteurs de la Déclaration avaient déployé beaucoup plus d'efforts pour concilier les deux conceptions : capitaliste et marxiste. Ces rédacteurs étaient obligés de les convertir pour les rapprocher de l'islam. Leur échec n'en était donc que cinglant. Si les Etats marxistes s'étaient abstenus, c'est parce qu'ils avaient considéré que la Déclaration n'était pas parvenue à tenir la balance égale entre les deux conceptions. Le bilan de l'ONU en Afrique est négatif, sur tous les plans de la paix, du social, de développement et, surtout du droit international. L'ONU est impuissante, parce que ses Secrétaires généraux sont impuissants vi-à-vis des Etats-Unis. Et pourtant, les divergences d'intérêts entre les Etats et la nécessité de les surmonter, pacifiquement, ne sont-elles pas à l'origine des Nations Unies ? Certes. Pourquoi les Nations Unies sont-elles impuissantes ? Parceque toute action de leur part est entravée par la doctrine intangible de la pleine souveraineté des Etats membres permanents : la Grande Bretagne, la France, les Etats-Unis, la Chine et l'ex-URSS, avec leur fameux " veto ". Avec l'ONU en Afrique sept choses négatives : encouragement du néo-colonialisme, exploitation de nos matières premières, la corruption, le suicide alimentaire, la démocratie contre l'Afrique, une souveraineté non respectée vis-à-vis des peuples d'Afrique, un continent marginalisé. Donc, nous voyons bien, ce monument de l'ONU n'est qu'une coquille vide, pour nous Africains. Et pourtant, l'Organisation a pris et exécuté des décisions importantes, au niveau de l'Europe, mais jamais en Afrique. Ces Etats africains n'ont aucune légitimitté au sein des Nations Unies, parce que ces dernières ont fuit leurs reposabilités vis-à-vis de l'Afrique. Pourquoi ? Parce que les peuples d'Afrique n'ont aucune légitimité. Les conflits en Afrique se multiplient, pourquoi et comment ? Elles sont simples les raisons : le pétrole, les mines, les ventes d'armes qui représentent des sommes colossales en Occident, le problème de la francophonie et celui de l'anglophonie, géopolitique oblige. l'Angola : cet Etat, à vrai dire, a toujours eu une culture guerrière héritée du colonisateur portugais, en effet, la décolonisation portugaise a laissé cet Etat dans une situation précaire. Maintenatnt, ce n'est plus le Portugal, mais la France qui soutient Dos Santos et les Américains Jonas Savimbi. Le Congo Brazzaville : un Pascal Lissouba, élu démocratiquement par son peuple au suffrage universel, voulait retirer le contrat qui le liait avec Elf Aquitaine, une multinationale française, pour une autre multinationale SHELL américaine. El Aquitaine a armé Sassou Nguesso pour dégager sauvagement Pascal Lissouba. La Somalie : lors de son accession à l'indépendance, la Somalie n'avait aucun problème. Son homogéineté ethnique et religiruse et, surtout, sa langue commune constituaient une véritable unité nationale. Et quand je parle d'unité nationale, je parle de la paix. Mais malheureusemeent, Syad Barré, qui a pris le pouvoir par les armes en 1969, a ddivisé son pays en favorisant son ethnie, les Maréhan. La multinationale Dole l'a soutenu dans sa dictaure sanglante. Donc, les responsabilités incombent aux Etats-Unis. L'Algérie : Abassy adany islamiste, les Européens ne l'aiment pas. Et pourtant M. Abassy Maday a été élu démocratiquement au suffrage universel. Mais la France de Mitterand ne veut pas d'Islamistes au pouvoir dans cette Algérie indépendante(un million de morts). La démocratie a été bafouée, la légitimité du peuple algrérien remise en cause. Cela a permis à la France de faire de bonnes affaires, notamment de vente d'armes. La Guinée-Bissau : Abdou Diouf (Sénégal) et Lansana Conté ( Guinée-Conakry), représentants toutes les facettes du néo-colonialisme français, sont venus en aide à leur ami dictateur Joao Vieira, impliquant des troupes françaises. La francophonie oblige. La RDC ( République Démocratique du Congo) : le problème, c'est un Africain, un anti-coloialiste, comme ses frères Lumumba, Sankara, Sékou Touré, etc...mais, il y a un autre problème, les Américains soutiennent Museveni et Kagamé, et les Français qui veulent s'approcher de Kabila. Mais ce dernier hésite, car il est indomptable. La Sierra-Leone : les huit dernières années ont été marquées par trois coups d'Etat militaire et une situation de guerre permanente: mars 1991 : début de la guerre civile menée par le Front Révolutionnaire Uni (RUF). 29 avril 1992 : une junte militaire dirigée par la capitain Valentin Strasser qui prend 29 décembre 1992 : tentative de coup d'Etat mené par d'anciens officiers et des civils. fin 1992 : une tentetive de coup d'Etat menée par huit officiers supérieurs de l'armée, est déjouée en octobre. 16 janvier 1996 : coup d'Etat " pacifique " de la junte qui "démet" le capitaine Valentin Strasser. Le vice-président du gouvernement militaire, le général Julius Maada Bio, prend le pouvoir. Il est i OG, composée de 3 000 hommes et dominée par le Nigéria, se déploie dans la capitale libérienne, Monrovia. La situation sur place est confuse et tendue; un lieutenent de Charles Taylor (un afro-américain) opportuniste et dictatorial, Prince Johnson, de l'ethnie Ghio, fer de lance de la rébellion, rompt avec son ancien patron, auquel il reproche d'être coupé de la base. Alors que 225 marines américains étaient présent à Monrovia, les homme de Johnson parvenaient à capturer et tuer sauvagement le sergent Samuel Doe, en lui coupant son oreille. Quelle barbarie ? A chaque fois qu'il y a un conflit en Afrique, les Occidentaux ne font qu'évacuer leurs semblables, en laissant les Africains s'entretuer. Et l'ONU dans tout cela ? N'a-t-elle pas des responsabilités vis-à-vis de nos populations civiles ? Certes. Tout le monde sait que cet Etat africain a été érigé en République en 1947 par d'anciens esclaves noirs américains installés sur la côte occidentale par des sociétés philantrophiques. Pendant près d'un siècle et demi, les Américains monopolisent le pouvoir politique et installent leur domination sur la majorité otochtone. L'économie étant aux mains des grandes entreprises américaines, notamment FIRESTONE. Le LIbéria est, en effet, sous la bannière américaine. Raison pour laquelle l'ONU, bouche-bée, n'y peut intervenir sans le Cogrès américain. Qu'est-ce-que l'Afrique, continent martyr, a connu depuis les soi-disant "indépendances" ? Rien que des injustices sociales; de l'exploitation de l'homme par l'homme; du nèo-colonialisme les plus abjects qui a dominé pendant quarante ans; des interventions militaires et économiques qui saignent, exploitent et dévastent nos populations; des encouragements aux conflits pour des intérêts économiques ou géopolituques occidentaux, leurs seuls intérêts égoïstes; de l'esclavage à la mauritanienne, à la soudanaise, etc..depuis la fin de la guerre froide des affrontements, occulés auparavent, deviennent plus patents. Alors que l'influence russe ou chinoise est aujourd'hui inexistante. Les deux principaux pays, qui saignent et dévastent aujourd'hui l'Afrique, sont les Etats-Unis d'Amérique et la France. Depuis ces soit-disant "indépendances", les conflits se sont multipliés en Afrique : la guerre au Biafra; la famine au Soudan et en Ethiopie où les Occidentaux sont venus en aide au dictateur MENGISTU HAÏLE MARIAM; le conflit tchadien où Hissène Habré "l'homme des Français" fut l'acteur principal de la guerre civile qu'a connue le Tchad; le conflit congolais où Pascal Lissouba a étté dégagé "sauvagement" par la multinaionale française, El Aquitaine; le conflit entre la Mauritanie et le Sénégal est le résultat d'une mauvaise administration française depuis Saint-Louis (Sénégal) : au moment de l'indépendance du Maroc, en 1956, Paris a érigé la Mauritanie en territoire destiné à devenir un Etat-tampon dans le but de contenir les ambitions du royaume chérifien sur les possessions françaises d'Afrique noire. Mais dans ce livre, le ciel est noir, je me consacrerai longuement sur quatre pays, dont l'ONU a été complètement incapable de résoudre les conflits : 1°) LE CONFLIT SOMALIEN, 2°) LE CONFLIT KATANGAIS, 3°) LE CONFLIT ANGOLAIS, 4°) LE GENOCIDE RWANDAIS.

 

Premièrement : LE CONFLIT SOMALIEN

Au mois d'octobre 1992, parce qu'ils ne sont ni blancs ni Européens, quatre millions de Somaliens étaient menacés de mourir de faim ou des maladies endémiques, dans l'indifférence générale des Nations Unies. Une population entière à l'agonie, victime de la guerre civile. Depuis la fuite de Syad Barré, des clans ethniques se livraient à une guerre sans merci, des combats meurtriers dans le seul but de prendre le pouvoir, afin de dominer l'Etat somalien. Mais quel pouvoir ? Celui du peuple ou d'un seul homme ? Les ravages de la guerre aboutissaient à un sinistre bilan : selon l'ambassadeur algérien, Mohamed Shanoun, le représentant spécial en Somalie du Secrétaire général de l'ONU (Organisation des Nations Unies, M. Boutros Boutros Ghali, quatre millions d'habitants (sur sept que compte le pays) risquaient de succomber à la famine ou à la maladie, à moins d'une intervention humanitaire massive de ceux pour qui la priorité actuelle était de trouver une solution politique dans le conflit yougoslave ou de relancer l'économie de la Russie.

Aujourd'hui encore, en Somalie, les milices s'arment. La guerre n'est pas prête de voir la fin, bien au contraire. A la fin du mois de février 1999, l'Organisation des Nations Unies (ONU) a fait état de nombreuses livraisons d'armes en provenance des pays de la Corne de l'Afrique. Cette information concorde avec les témoignages de journalistes locaux et de correspondants étrangers résidant en Somalie qui ont constaté l'arrivée d'armes venant notamment d'Ethiopie et d'Erythrée. Pourtant, un embargo sur les ventes d'armes à la Somalie, décrété par le Conseil de sécurité des Nations Unies, est théoriquement en vigueur depuis 1991. Les pays voisins s'étaient de nouveau engagés à respecter cet embargo lors d'une réunion à Adis-Abeba, le 10 février 1999. Selon l'ONU, un navire a chargé des armes, des munitions et des véhicules blindés dans le port de Merca, situé au sud de Mogadiscio, à une date non précise au début de l'année 1999. Ce matériel était destiné au chef de guerre Hussein Mohamed Aïdid. En outre, trois vols en provenance d'Erythrée et transportant des armes auraient également atterri à la mi-janvier 1999 sur l'aéroport de Balidogle, contrôlé par Aïdid. Les factions opposées à ce dernier accusent régulièrement l'Erythrée de le soutenir, tandisque ses partisans affirment que les clans du Sud contre lesquels, ils se battaient sont ravitaillés par l'Ethiopie. L'Erythrée et l'Ethiopie ne qont que des boucs-émissaires.

Tout le monde sait que ces armes ne font que transiter dans ces deux pays. Les principaux fournisseurs sont l'Europe de l'Est et celle de l'Ouest et, surtout, certaines sociétés privées basées aux Etats-Unis. Dans ce pays, les rares endroits sablonneux étaient saturés de cadavres. Les vivants, affaiblis par la faim, n'avaient plus la force de creuser pour enterrer leurs peoches pendant la guerre sale. Les dépouilles des enfants et vieillards gisaient sous quelques centimètres de sable détrempé, sur la berge d'une rivière qui charriait une eau infestée de microbes. Les quelques membres des organisations humanitaires présents en Somalie, craignaient que les rivières ne deviennent des vecteurs d'épidémies, de choléra, pour tous ceux qui, trop faibles pour gagner les centres de nutrition dans la ville de Baidoba, se trouvaient encore dans le bush. Dans cette ville de Baidoba, des ombres faméliques remuaient sous l'abri dérisoire de feuilles desséchées ou de morceaus de plastique. L'habitation traditionnelle des nomades de la Corne de l'Afrique était constituée de tout ce qui avait pu être récupéré dans la ville dévastée : branchages, sommiers métalliques, vieilles peaux d'animaux. Lors de cette guerre, tout Baidoba était devenue un camp, un asile pour les habitants du bush, chassés par les combats qui avaient fait rage entre partisans de l'ancien président, Mohamed-Syad Barré, et ceux forts du Sud de la Somalie, le général Aïdid. Toutes les plaies du monde s'abattaient sur ces fantômes d'une guerre terrible, dans une odeur fétide de mort : vieillards aveugles et galeux. Des estomacs gonflés sur des jambes vacillantes, de blessures ouvertes et qui n'auront plus le temps de cicatriser. Deux fois par jour, les plus valides se traînaient dans les centres de nutrition, mis en place par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Lorsque la distribution de riz et de lentilles commençaient, tous se précipitaient, écuelles de bois à la main, même s'ils savaient que les coups de bâtons des gardes allaient tomber pour refreiner leur besoin de manger : ceux-là ont eu leurs chances, car ils ont pu gagner la ville. Aucun homme, en âge de combattre, ne se trouvait parmi eux. S'ils n'étaient pas morts, ils étaient à la guerre que poursuivait le général Aïdid, le long de la frontière kenyane, contre les hommes du général Morgan, gendre de l'ancien président Syad Barré. L'Upper, la région où est située la ville de Baidoba, est le grenier à céréales de la Somalie.

Quelques deux millions d'agriculteurs et nomades vivent dans cette région fertile. Plus que la sécheresse, la guerre civile, en chassant les agriculteurs et en empêchant les semences et les récoltes, avait détruit toute l'économie du pays. Et maintenant aujourd'hui, que les Nations Unies ont quitté la Somalie, elles ont oublié l'absence totale de toute forme d'autorité étatique reconnue. Le peu d'empressement du monde " libre " à secourir les pays africains montre bien la dépendance de l'ONU, et qu'il existe bien sur le plan du droit international deux poids deux mesures : " Tu es Yougoslave, Kosovar ou simplement Européen, on se mobilise, on aide, on humanise, on négocie ou on impose la paix par la force. Tu es Congolais, Somalien, Rwandais, ou simplement Africain, on mobilise criminels de guerre, armes, un gouverneur : Bernard Kouchner), ont le droit de s'en sortir mais la Somalie, dont les habitants sont peuplés du noir, n'est pas un pays comme les autres. C'est une petite région, sous tutelle, qui n'a aucun droit, aucune légitimité au sein des Nations Unies.

Deuxièmement : LE CONFLIT KATANGAIS Ce pays est victime du règne du Maréchal Mobutu de ses ressources naturelles, de la guerre froide et de l'assassinat de Patrice Lumumba, alors que l'ONU (Organisation des Nations unies) était présente au Congo. 1° Le règne du Maréchal : Mobutu, président du Congo (ancien Zaïre) depuis 1965, doit à une remarquable stratégie politique pour avoir pu rester au pouvoir plus de trente ans au bénéfice de l'Occident : à l'intérieur, il saura utiliser les divisions de ses adversaires et étouffer les oppositions, maniant avec habileté la repression ou la gâce présidentielle, éliminant ou intégrant au régime ses détracteurs. A l'extérieur il tirera le meilleur parti de la rivalité des puissances occidentales, à cause de la guerre froide, pour affermir son pouvoir personnel et trouver des appuis en cas de crise. L'alliance avec la France et les Etats-Unis et son discours d'authenticité africaine sont les deux piliers de sa propagande politicienne. De l'ethnie Ngwandis, Joseph Désiré Mobutu a, d'abord, assassiné Patrice Lumumba par la complicité des puissances occidentale et des Nations unies. Ensuite, il a vendu ce pays aux Occidentaux. Voyons le parcours politique de ce dictateur. Il sert dans l'armée coloniale, la force publique, de 1950 à 1956, travaille pour l'avenir, quotidien colonialiste de Léopoldville ( son appellation initiale est l'avenir colonial belge), puis, en 1959, part un an en Belgique pour suivre des études universitaires. Malgré ses compromissions avec la sûreté belge, il adhère en 1957 au Mouvement National Congolais (MNC) crée par Patrice Lumumba, dont il devient l'homme de confiance (cela me rappelle l'amitié qui liait Thomas Sankara et Blaise Compaoré, au Burkina Faso...). Mobutu participe en 1960 à la table ronde belgo-congolaise et, l'indépendance acquise, il entre dans le gouvernement de Lumumba. Le 5 juillet, Lumumba le charge de prendre le commandement de l'armée qui s'était mutinée : une erreur qui coûtera chère à Patrice Lumumba. Dès lors, Mobutu devient l'homme fort du Congo. Le 14 septembre 1960, il neutralise le président et le Premier ministre, ajourne le parlement et met en place un collège des commissaires généraux composés de jeunes universitaires. Ce premier coup d'Etat préfigure sa prise de pouvoir du 24 novembre 1965. Mobutu n'a aucun mal, à cette date, à prendre en main un pays lassé par cinq années de guerre civile et de luttes politiques, malgré la présence des Nations unies. Bien que largement responsable de l'assassinat de Lumumba, c'est au nom de son héritage nationaliste qu'il rétablit l'unité du pays. A partir de 1970, il procède à une "zaïrisation" complète du Congo rebaptisé Zaïre. Les entreprises étrangères sont confiées aux Zaïrois, tous les noms "zaïrianisés et les Zaïrois invités à revêtir l'abocost" ( à bas le costume ) et à retrouver leurs racines, au besoin en les réinventant. Le "mobutisme", appelé "authenticité", devient l'idéologie officielle en 1974. A bien des égards, la politique d'africanisation semble destinée à "donner le change" à la population zaïroise. Dans le régime de Mobutu, dont la fortune se chiffre en milliards de dollars, corruption et népotisme sont rois. En outre, la Belgique est, périodiquement, la seule cible du "nationalisme" mobutiste. Car Mobutu est avant tout l'homme des Occidentaux, surtout, les Etats-Unis et la France. Dès 1976, les entreprises nationalisées sont rétrocédées aux Européens. Le régime, qui par ailleurs emploie avec virtuosité les vertus du culte de la personnalité, du parti-Etat et de la propagande, affiche un anti-communisme résolu, utile pour présenter les problèmes zaïrois dans une perspective Est/Ouest. L'authenticité signifie aussi lutte contre l'influence arabe en Afrique noire : en 1984, "l'homme léopard" propose la création d'une ligue Négro-Africains qui contrebalancerait l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA) paralysée par les crises entre pays du Maghreb. Parallèlement, la Belgique pesant peu sur la scène internationale, il diversifie ses alliances, tissant avec la France des liens étroits. La France remplace complètement le colonisateur belge. Mais la chute du communisme, la débâcle économique zaïroise et le réveil des oppositions font perdre à Mobutu ses alliés d'hier. En 1990, exaspérés par l'absence de démocratisation et les violation des droits de l'homme, la Belgique et les Etats-Unis suspendent leur coopération. En octobre 1991, la France, à son tour, "rompt" sur les lèvres avec Kinshasa. Mobutu, malgré son discours "historique" du 24 avril 1990 qui annonçait le multipartisme, résiste, en effet, au processus démocratique : il refuse de reconnaître Etienne Tshisekedi, le Premier ministre nommé par l'instance de transition, le Haut conseil de la République. S'accrochant au pouvoir mais ne contrôlant plus l'Etat et le Zaïre à la dérive. Condamné en 1993, de ne pas respecter le processus de démocratisation et de violation des droits de l'homme, par les pays occidentaux, il accuse la Belgique "d'impliquer les autres pays de la CEE dans son jeu satanique". Mobutu a laissé ce pays dans un état de délabrement total : espérance de vie entre 45 et 53 ans; mortalité infantile 96 pour mille; un médecin pour 14 000 habitants; dette extérieure 11 milliards de dollars mis dans les poches de Mobutu; l'inflation supérieure à 23 000%; une partie de la richesse du sous sol congolais s'est envolée avec le vieux Maréchal. Raison pour laquelle, l'un des pays les plus riches en sous sol et les plus convoités fait partie des pays les plus pauvres, avec un Produit National Brut (PNB) par habitant de 120 dollars en 1997. Quel dictateur, au monde, aurait-il pu mieux faire ? 2° Les ressources naturelles : la Conférence ou la "sauvagerie" de Berlin favorisa Léopold, roi d'un petit pays, bien que cinquième industrielle, de l'époque, à cause de la colonisation, était jugé peu menaçant. La Belgique, ce petit pays, se retrouvera dotée d'un empire équivalent à quarante-fois sa superficie par la seule volonté de son souverain, le roi, et sans la moindre participation des Belges. Perçu comme une toquade par une population attachée au neutralisme et donc au pacifisme, l'Association Internationale du Congo, fondée par Léopold II en 1882, fut exclusivement financée sur les derniers privés du souverain et animée par des non-Belges. Habillée de philanthropie, l'opération raison sut séduire les puissances occidentales, en prônant la liberté de commerce. Bien que la France ait, en 1884, obtenu en échange de son soutien à la Conférence de Berlin, un " droit de préférence " en cas de revente de la colonie, le Congo, proriété privée du roi, revint à la Belgique en 1908. Le parlement belge, hostile au départ, avait été amené à s'intéresser de plus en plus à l'Etat indépendant du Congo pour deux causes : 1) les richesses naturelles. 2) à cause de l'endettement royal que le roi creusa, lui-même, profondément. L'aventure s'était avérée aussi lourde pour les derniers royaux que profitable pour le privé. Les Belges, qui fournissent, depuis 1885, la majorité de la population européenne à cause des ressources congolaises et les trois-quarts des investissements, se révélèrent de plus en plus attachant au Congo. Les métropoles latines, comme l'Espagne, l'Italie ou le Portugal, adoptèrent une politique de possession des terres africaines au profit des colonisateurs. Les Belges, quant à eux, importèrent de mineurs d'Afrique du Sud, mais pas ceux dont ils ont colonisés, Il s'agit des Wallons. Au commerce de traite et de pillage caractéristique s'est substitué un système d'exploitation des Africains conçu pour alimenter les marchés européens et gérés au bénéfice du colon. Certes, la colonisation et la traite négrière ont, sans aucun doute, enrichi les pays occidentaux. La Belgique en a profité au maximum pour exploiter le Congo, l'un des pays les plus riches en sous sol au monde. La France dont en Afrique, les possessions étaient les plus étendues, s'était procurée des terres plutôt pauvres sauf en Algérie, Guinée-Conakry et en Côte d'Ivoire. En comparaison avec les ressources britanniques : mine d'Afrique australe, richesses minières du Gold Coast (actuel Ghana), de la Sierra-Leone ou plantations du Nigéria. En 1920, l'Afrique française était également moins peuplée que l'Afrique britannique. Les Belges, enrichis par le sous sol congolais, bénéficièrent l'essor des classes moyennes belges. Le système belge est fondé sur une trilogie beaucoup plus imbriguée que chez les autres colonisateurs : administration, missions et sociétés. L'action paternaliste des missionnaires est ainsi encouragée, afin, d'une part, de donner une éducation permettant un travail productif et, d'autre part, dans le but de prévenir l'agitation sociale. Les Africains, intégrés au systèm ait ce qu'elle est aujourd'hui. Les Européens n'aiment ce genre de personnage, engagé, orgueilleux, humble, défenseur de la justice sociale, gouverner un pays riche comme le Congo, snas le mettre hors d'état de nuire. De nombreux conflits qui engendre aujourd'hui l'Afrique, c'est à cause de la non remise en cause de ces frontières tracées de sang africain et, surtout, du néo-colonialisme. Un homme s'est soulevé, et a non seulement remis en cause ces dernières, mais s'est attaqué aussi néocolonialisme ( l'exploitation de l'homme par l'homme). En 1960, Patrice Lumumba dit ceci : " le Congo est une région qui se trouve à l'intérieur d'une Nation, et cette Nation s'appelle l'Afrique". Patrice Lumumba, fier comme il est, était un véritable animal africain. En 1958, voyant que personne ne s'occupe de l'indépendance totale de son peuple, il crée le MNC ( Mouvement National Congolais. En 1960, le Congo est indépendat. Au mois de mai de la même année, il remporte les élections législatives. Donc, il est nommé Premier ministre, tandisque Kasa Vubu accède à la présidence au mois de juin 1960. L'arrivée à la tête du gouvernement congolais dirigé par le nationaliste Patrice Lumumba n'a pas souri aux puissances occidentales. Un anti-colonial, unificateur, prosoviètique, communiste socialiste, progressiste, Patrice Lumumba précipite automatiquement l'alliance de Kasaï et l'union Katangaise. Le 10 juillet 1960, des troupes belges sont dépêchées à Elisabethville ( Lumumbashi ), la capitale du Katanga, afin de mater une rébellion de l'armée congolaise. Patrice Lumumba riposte et réclame l'assistance des Nations Unies. Le 12 juillet 1960, il menace de solliciter l'aide de l'ex-URSS si les troupes belges n'évacuent pas le Katanga, le 19 juillet 1960. Un prosoviètique qui, demandant l'aide des communistes, veut diriger un pays riche comme le Congo, les Américains et Européens "béni oui oui" des Américains ne le pardonneront jamais, à cause de la guerre froide. Le Conseil de sécurité de l'ONU vote une résolution demandant à la Belgique de retirer ses troupes qui seront remplacés par des casques bleus, le 14 juillet 1960. Ces casques bleus débarqueront le 16 juillet. Le 15 septembre, s'il vous plait, le ministre belge Ganshof Van-Der est dépêché au Congo pour mettre Patrice Lumumba hors d'état de nuire pour les seuls intérêts économiques belges et d'autres puissances occidentales qui n'arrêtent de nous bourrer le crâne sur la philosophie des droits de l'homme. Le 19 septembre 1960, c'est à dire trois jours après du ministre Ganshof Van-Der, le colonel Mobutu, ce jeunot de 29 ans, adhérant au Mouvement National Congolais ( MNC de Patrice Lumumba, dont il devient l'homme de confiance de ce dernier. Mobutu, ami intime de Patrice Lumumba, instaure automatiquement un collège des commissaires généraux, remplaçant ainsi les organes du pouvoir. Le 15 novembre, dans la province orientale, les partisans de Lumumba évincent les officiers fidèles à Mobutu et forment un gouvernement lumumbiste à Stanleyville qui sera reconnu par quinze Etats progressistes, dont le Ghana de Nkrumah, l'Egypte de Gamal Abdel Nasser, la Guinée de Sékou Touré, etc...le 9 décembre 1960, manipulé par la Belgique de son ministre envoyé spécial, Ganshof Van-Der, encouragé par les Nations, dont les troupes se trouvaient en ce momen au Congo, le colonel Mobutu arrête Patrice Lumumba et l'envoie à Elisabethville au Katanga, où il est assassiné le 17 janvier 1961. C'est comme ça qu'on tue son propre frère. Un vrai Africain venait de disparaître sous les ordres des Nations Unies. En assassinant nos vrais Africains, on assassine notre propre cerveau. La responsabilité de ce lâche assassinat incombent à la Belgique et aux Nations Unies. Troisièmement : LE CONFLIT ANGOLAIS Toutes les mauvaises choses se sont abattues sur ce pays. La décolonisation portugaise a laissé ce pays dans une situation catastrophique. En effet, l'Angola a hérité quelque chose de sal, de mal, venant du colonisteur portugais. Ce pays, comme la République Démocratique du Congo, est victime de ses richesses, des rivalités occidentales et de leurs multinationales et, surtout, de la guerre froide. Premier pays européen à s'intéresser au continent noir, dès le XVème siècle, le Portugal est aussi la dernière puissance colonisatrice à y avoir consevé des possessions, alors que tous les autres colonisateurs ont mis, sur un plateau, sur un bout de papier, la décolonisation du continent. En 1970, le Portugal possede encore l'Angola, le Mozambique, la Guinée-Bissau, les Îles du Cap-Vert et de Sao-Tomé et Principe, soit des territoires représentant vingt-cinq fois sa superficie. Bien qu'évincés de la majorité des côtes africaines par les autres puissances coloniales dès le XVIIè siècle, les Lusitaniens entretiennent une présence continue sur le littoral de l'Angola. Alors qu'à partir du XIXè siècle le Portugal s'enfonce dans le déclin économique, les colonies, privées de la traite, subsistent sans recevoir d'investissement. L'intérieur du pays est inexploité si ce n'est, ponctuellement, par une classe de planteurs métis, autonomes par rapport à l'administration. La soumission de l'intérieur de l'Angola n'est entreprise qu'à partir de la Conférence de Berlin, en 1885, alors que les puissances européennes contestent la souveraineté portugaise sur cette zone. Les populations de l'hinterland opposent une résistance qui n'est vaincue que dans l'entre-deux-guerres. Dans les villes, le Portugal institutionnalise, dans les années 20, la politique d'assimilation des élites éduquées, les assimilados, qui béficient de la nationalité portugaise. Dès que le dictateur, Salazar, arrive au pouvoir à Lisbonne en 1930, il entreprend de rentabiliser les colonies. L'extraction de richesses à destination de la métropole, qui constitue le fondement de sa politique coloniale, est accentuée après la Deuxième guerre mondiale par le renforcement du travail forcé et l'extension de la culture obligatoire de produits d'exportation. La dictature de Salazar n'offrant aucune perspective d'émancipation nationale, des intellectuels assimilados, formés dans les universités portugaises, comme Agosthino Néto, l'ancien président de l'Angola. Autour de 1960, la violente répression de manifestations en faveur de l'indépendance pousse les militants nationalistes sur le chemin de la lutte armée. Le Mouvement Populaire pour la Libération de l'Angola (MPLA ) lance l'offensive en 1961, suivi par deux autres organisations rivales, complètement divisées et manipulées pas les puissances occidentales: le Front National pour la Libération de l'Angola (FNLA) et l'Union Nationale pour l'Indépendance Totale de l'Angola (UNITA). En réaction, le Portugal déploie, en Angola, plus de 80 000 hommes, sur les 190 000, qu'il a envoyés pour lutter contre les indépendantistes dans ses colonies, représentant les neuf-dixièmes de ses ressources militaires. Le Portugal introduit quelques réformes qui resteront lettre morte et encourage l'installation de nouveaux colons, surtout originaires des régions les plus pauvres de métropole, dont le nombre passe de 80 000 en 1950 à 600 000 en 1973, soit un transfert de presque 10% de la population portugaise. Bien que la légitimité de leur lutte soit reconnue par l'Assemblée générale des Nations unies, les mouvements de libération ne bénéficient d'aucune aide venant de l'ONU (Organisation des Nations Unies). Leur seul renfort venait des pays communistes. Le gouvernement de Lisbonne, qui consacre 40% de son budget à ses guerres africaines, reçoit le soutien financier et militaire de nombreux pays de l'OTAN, dont les Etats-Unis, la France, la Grande Bretagne(les principaux membres permanents des Nations unies). La guerre a été longue: 15 années de barbarie. Elle a fait des milliers et des milliers de morts. Voici comment les apprentis meurtriers angolais ont appris à faire le guerre. Leurs maîtres s'appellent les colonisateurs portugais. Lorsque les nouveaux dirigeants arrivent au pouvoir en 1975, après une quizaine d'années de combat, ils ne contrôlent que partiellement leur pays : une administration inexistante. La guerre a ravagé l'économie du pays, détruit les infrastructures et privé le pays, comme la Guinée de Sékou Touré, de leurs cadres portugais qui ont fui en masse après l'indépendance. Ces nouveaux dirigeants, qui ont adopté le marxisme-léninisme, sont formés dans les universités; majoritairement métis, ils appartiennent à l'élite des assimilados, fraction "civilisée" de la population indigène. En adhérant au marxisme-leninisme, les responsables du MPLA avaient gagné l'appui des communistes du monde entier y comprisles communistes portugais. Cependant, dans le contexte de la guerre froide, l'émergeance de nouveaux Etats communistes bouleverse l'équilibre géostratégique de l'Afrique australe. Dès 1975, les puissances occidentales, qui avaient soutenu le colonisateur portugais face aux nationalistes appuyés par le bloc de l'Est, favorisent l'essor de mouvement de guérilla anti-marxistes. Evidemment ces deux idéologies, le  l'UNITA et au FNLA. Novembre 1945 : les troupes cubaines débarquent pour soutenir le MPLA. 11 novembre 1975 : Déclaration d'indépendance au MPLA à Luanda, où est instituée une République populaire d'Angola, et de l'UNITA et du FNLA à Huambo, sur les Hauts-plateaux, où est proclamée une République démocratique d'Angola. janvier 1976 : retrait des troupes sud-africaines et veto du Congrès américain à une aide logistique à l'UNITA. Février 1976 : le MPLA s'empare de Huambo. Les régions agricoles sont dévastées. La République populaire d'Angola devient membre de l'ONU. En 1977 : le MPLA adopte une ligne politique marxiste-léniniste. Echec d'une tentative de coup d'Etat. Septembre 1979 : décès du président du MPLA, Agosthino Néto. José Eduardo Dos Santos le remplace à la tête de l'Etat. Entre 1981 et 1984 : l'armée sud-africaine des blancs lance des raids en Angola d'abord contre les bases du mouvement nationalise namibien SWAPO puis en soutien à l'UNITA afin de déstabiliser le regime angolais En 1984 : En échange d'un contrôle des activités de la SWAPO par les autorités angolaises, l'Afrique du Sud promet, à Lusaka, de retirer ses troupes du pays et de mener à terme le processus d'accession à l'indépendance de la Namibie. Juin 1985 : malgré le repli de ses troupes en avril, l'Afrique du Sud, qui ne réussit pas à obtenir le retrait des Cubains, reprend ses attaques en territoire angolais. Juillet 1985 : le Congrès américain lève l'interdiction sur le soutien des Etats-Unis à l'UNITA. Août 1988 : signature à Genève d'un cessez-le-feu entre l'Angola et l'Afrique du Sud qui retire effectivement ses troupes. 22 décembre 1988 : l'Angola et l'Afrique du Sud se rencontrent à New York en compagnie de Cuba et parviennent à un accord tripartitr sur le rapatriement des 50 000 militaires cubains et l'accession à l'indépendance de la Namibie. Janvier 1989 : alors que les militaires cubains entament leur repli, les Etats-Unis réafirment le soutien à l'UNITA. Juin 1989 : le président Dos Santos et Jonas Savimbi acceptent de se rencontrer à Gbadolite(Zaïre) où ils signent un accord de cessez-le-feu violé par les deux parties quelques jours plus tard. Juin-Juillet 1990 : se pliant à la principale revendication de l'UNITA, le comité central du MPLA décide d'introduire le multipartisme et l'économie de marché en Angola Mars 1991 :la légalisation des partis d'opposition permet l'UNITA de se transformer en mouvement politique officiellement reconnu. le 31 mai 1992 : après plus d'un an de négociations, le gouvernement de Luanda et l'UNITA parviennent à signer un accord de paix à Estoril (Portugal) prévoyant la tenue d'élections multipartites pour septembre 1992. Une mission de vérification des Nations Unies en Angola (UNAVEM) est instituée pour surveiller l'application des accords. Mars 1992 : implosion de l'UNITA dont les membres originaires de l'enclave pétrolière du Cabinda font défection et réclament l'indépendance du territoire sous tutelle angolaise. Septembre 1992 : le MPLA remporte les élections législatives et le premier tour de l'élection présidentielle au cours d'un scrutin déclaré libre et équitable par 600 observateur de l'ONU. Mais l'UNITA lâchée par ses anciens alliés (Etats-Unis, Afrique du Sud), refuse de reconnaître les résultats et reprend la lutte dans le sud du pays. Août 1993 : échec de négociations conduites à Adis-Abeba sous l'égide des Nations Unies entre l'UNITA et le MPLA. Jonas Savimbi propose la partition du pays entre le Nord et le Sud. L'UNITA, qui contrôle 85% du territoire, intensifie sa lutte. Septembre 1993 : le Conseil de sécurité des Nations Unies vote un embargo pétrolier et militaire contre le mouvement de Savimbi, l'UNITA. Un embargo qui ne prendra aucun effet. Novembre 1993 : ouvertures de nouvelles négociation à Lusaka entre le gouvernement de Dos Santos et l'UNITA de Jonas Savimbi, qui n'aboutissenr à rien du tout. Février 1994 : reprise des combats dans le centre. Avril 1994 : des combats sanglants au Nord du pays . de 1994-1998 : la guerre civile a fait des milliers et des milliers de morts, le pays est dans un chaos total. Savimbi résise aux Nations unies. Quatrièmement : LE GENOCIDE RWANDAIS - Au IIIè siècle : arrivée des Hutus d'origine bantou. Un peu plus tard des pasteurs Tutsis, originaires du Nord, commencent à s'y implanter. - Au XVè siècle : organisation de petits Etats hutus. - vers 1600 : constitution d'un Etat centralisé tutsi à la tête duquel le Mwani (roi) détient un pouvoir absolu. Les membres des trois ethnies coexistant au Rwanda ( Tutsis, Hutus, Twa ) sont intégrées dans un système social de type féodal qui assure la domination tutsie. - 1884-1885 : lors de la Conférence de Berlin, les frontières de l'Etat libre du Congo coupent en deux le Rwanda, alors que l'explorateur, l'Allemend Karl Peters, signe divers traités avec des chefs locaux, pour le compte de la société colonisatrice allemande. - en 1906 : un protectorat établit au Rwanda - 1957 : les Hutus ( 85 % de la population ) écartés au pouvoir par les Tutsis ( 14 % de la population ). - 28 janvier 1961 : les Hutus, assurés du soutien belge, proclament la République. - Janvier 1991 : signature d'un cessez-le-feu sous l'égide de l'Organisation de l'Unité Africaine ( OUA ). L'offensive du FPR ( Front Patriotique Rwandais se proclame tout au long de l'année par des actions de guerilla. Elaboration d'une constitution autorisant le multipartisme ( le 10 juin 1991). Création du principal parti d'opposition hutu, le Mouvement Démocratique et Républicain ( MDR ). En 1992, échec des négociations avec le FPR. Le 16 avril 1992, Dimas Nsengiyremve forme un gouvernement, regroupant les partis légalisés. Le 12 juin 1992, signature d'accord cessez-le-feu. Le 12 juillet 1992, ouverture à Arusha ( nord de la Tanzanie) de négociations sur le retour de 250 000 exilés et sur une éventuelle intégration des forces " rebelles " au sein de l'armée rwandaise ( septembre 1992 ). En 1993, nouvelle offensive du FPR. En 1994, alors que, parallèlement à la poursuite des combats dans le Nord, des négociations sont en cours pour l'intégration du FPR au gouvernement, en même temps, l'avion du président Juvenal Habyarimana et de son homologue burundais est abattu le 6 avril 1994. Cette disparition déclenche, dans l'ensemble du pays, une vague de massacres des Tutsis et Hutus modérés: plus d'un million de morts. Depuis le commencement des hostilités, la France était présente à Kigali, aux côtés des Hutus. De 1990 à 1994, elle a expédié trois opérations : Amarilys, Noroit et Turquoise. Pire encore, deux millions de hutus sont protégés et sauvés par la France, après la victoire du FPR. Je me demande donc, ici, que faisaient les Nations Unies ? Suivons brièvement, l'histoire de ces deux ethnies que le colon a monté l'une contre l'autre, raison pour laquelle elles ne veulent plus vivre ensemble. Les Tutsis et les Hutus sont des jusqu'auboutistes. L'histoire de ces deux ethnies s'est toujours accompagnée de la logigue de guerre, de la vengeance, de l'orgueil et de la supériorité. Donc les problèmes, dans la région des Grands-Lacs, ne peuvent se résoudre qu'entre ces deux ethnies. Tout commence, lorsque le colon belge a donné " une supériorité tutsie à l'ethnie hutue". Depuis, ont commencé les contestations des frontières et revendications identitaires. Le découpage colonial, ignorant des structures qui existaient déjà et le plaquage du modèle occidental d'Etats-Nations sur des réalités africaines, répondant souvent à d'autres logiques, se sont combinés pour transformer en poudrière la région des Grands-Lacs. Sous domination allemande puis sous mandat belge, le Rwanda et le Burundi sont restés deux entités distinctes. Et pourtant, les structures sociales de ces deux Etats, qui devraient être un seul Etat, sont les mêmes: deux ethnies : Tutsis et Hutus. Sous la monarchie comme sous la colonistion allemande et mandat belge, les Tutsis ont toujours constitués l'élite dirigeante à cause de leur aspect physique. Le colonisateur belge a mis dans la tête des Tutsis qu'ils sont supérieurs aux Hutus et que ces derniers sont leurs esclaves. Avant de revenir sur ce génocide rwandais, j'ouvre une parenthèse concernant l'esclavage en Afrique. Les Tutsis ont une ressemblance totale aux Peulhs d'Afrique. Tout peulh, qui rejetait l'islam, est considéré comme un esclave. Et, cet esclavage existe encore aujourd'hui, en l'an 2000, chez tous les Peulhs d'Afrique : leur aspect physique ce participe à un génocide en Afrique, ces peuples ont le droit de demander des comptes à l'ONU, au nom du droit international. Plusieurs conflits ont éclaté au cours de ces dix dernières années en Afrique. Aucun n'a été résolu. Tous se sont aggravés. A qui s'interrogera sur les raisons de cette loi du plus fort ? On répondra que la politique des grandes puissances, membres permanents des Nations Unies, s'étendent leurs ombres sur la terre et que tout affrontement local, qui dure, cesse bientôt de dépendre de la seule décision des parties en cause, pour passer dans la main du plus puissant que soit. Et pourtant, souvent, ceux-ci sont à l'origine de la crise. Résultat : le réglement particulier attend le réglement général. En prenant la décision d'intervenir militairement au Rwanda, en dépit des réticences de certains ministres, dont François Léotard et plusieurs parlementaires, le gouvernement français a confirmé, aux yeux de l'opinion africaine et internationale, sa volonté d'empêcher le Front Patriotique Rwandais (FPR) d'assurer une solution de compromis basée sur les accords d'Arusha du 4 août 1993, en vue d'un partage du pouvoir central. Malgré ces démentis successifs, Paris a conclu des accords de Défense établis en 1975 par Valéry Giscard-d'Estaing. Ce dernier avait signé des conventions de coopération militaire avec le régime dictatorial du général Habyarimana. La France considère que c'est un coup mortel à sa politique stratégique et néocoloniale au Rwanda. Un régime sanguinaire que les gouvernements successifs n'ont fait que consolider, grâce à la complicité de la cellule africaine de l'Elysée, convaincu que le régime de Kigali sauvegarderait leurs intérêts économiques et géopolitiques dans cette région d'Afrique. Nous restons consternés, indignés après la décision commune Elysée-Matignon-Quai d'Orsay d'intervenir militairement, avec l'appui de certains vaisseaux africains, sous prétexte d'une action " humanitaire ". Pourquoi cette décision a-t-elle été soudainement prise en juin, trois mois après le génocide prémédité de centaines de milliers de rwandais, tutsis et opposants hutus confondus ? La réponse ne se trouve-t-elle pas dans les succès militaires des combattants de l'armée du FPR, que commandait Paul Kagamé, et dans le "danger" de l'affrontement imminent de la résistance des forces gouvernementales formées et entraînées par le corps expéditionnaire français ? Le fait incontestable est qu'aucun article de la Charte de l'ONU, même dans son chapitre VII, aucune de ses traditions ne voient le droit d'ingérence de la Communauté internationale dans les affaires d'un Etat-membre, s'il ne le sollicite pas. Que les Nations Unies, conduites par un Boutros Boutros Ghali, aux ordres des puissances occidentales, approuvent l'intervention française ne nous étonne guère. Mais de nombreuses questions démeurent sans réponse : qui a encouragé les miliciens hutus à s'opposer à l'application des accords d'Arusha, sous prétexte qu'ils accordaient des concessions fondamentales au FPR ? Quel était le rôle précis des deux instructeurs français du DAMI (Détachement d'Assistance Militaire ) à l'instruction de la "CDR(Coalition pour la Défense de la République) sur le bombardement de l'avion des deux chefs d'Etat rwandais et burundais ? Colette Brackmann, une journaliste belge sérieuse et bien informée, a accusé ces deux instructeurs d'être les responsables de cet assassinant, en tirant des missiles sol-air du type SAM sur l'avion présidentiel ramenant les deux chefs d'Etat à Kigali. Qui a accordé un asile doré, en France, à la famille et à certains des conseillers de l'ancien président, Juvenal Habyarimana ? Et particulièrement à son épouse, dont l'hostilité a tout compromis avec le FPR ? Quelle était la mission exacte des diplomates français envoyés à Tunis à l'occasion du 30è anniversaire de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA), si non de convaincre Mobutu, Eyadéma, Bongo et consorts d'être des porte-paroles contre le FPR et d'accuser le chef de l'Etat ougandais, Museveni, d'être le principal fournisseur de l'aide logistique et militaire aux troupes victorieuses du Front Patriotique Rwandais ( FPR )? De qui se moque-t-on enfin ? L'OUA et les vingt organisations humanitaires, membres collectifs contre toutes les ingérences au Rwanda et pour soutien au peuple rwandais, sont unanimes à estimer que l'intervention française n'a d'humanitaire que de nom, qu'elle vise essentiellement à redorer le blason du régime raciste et répressif du parti unique de l'ancien président. Et cela, même si le corps expéditionnaire français a voulu prouver, les premiers jours, que son intervention était destinée à protéger les Tutsis. Quelle langue de bois ? L'OUA a condamné, sans réserve, le plan néocolonial français. Le Premier ministre rwandais, Faustin Twagiramungu, un hutu modéré, s'est officiellement opposé à l'envoi d'une force française aveugle à Kigali. Le président du FPR, Alex Knyarengwa, a affirmé pour sa part que : "Paris veut maintenir le régime en place". Que dire de cette confession d'un membre repenti des escadrons de la mort, Janvier Afrika qui, dans le quotidien français "LIBERATION", a affirmé que les massacres étaient organisés au sommet de l'Etat, au cours des réunions auxquelles participaient le président Habyarimana et certains fonctionnaires français. Il dit que : "ce sont ces deux fonctionnaires(instructeurs) qui les ont entraînés, et qu'ils ont aussi participé, avec eux, à des exercices de tirs sur le "Mont Kigali". L'ambassadeur français à l'ONU, Jean-Bernard Mérimée, a prétendu que les membres du Conseil de sécurité, dont cinq étaient absents lors du vote du 22 juin 1994, étaient persuadés que les intentions de Paris étaient pures. On est en droit de demander s'il avait bien enregistré les réactions de la plupart des ambassadeurs accrédités auprès de l'Organisation internationale. Pouvait-il être assuré du soutien d'une majorité des 184 membres de l'Assemblée générale, si celle-ci avait été conduite ? En prenant ses désirs pour des réalités, le Quai d'Orsay a évoqué la possibilité d'obtenir l'adhésion du Ghana, du Zimbabwe, du Nigéria et de la Tanzanie pour participer à son agression au Rwanda. La création d'un chef de file au sommet de l'OUA ne s'est fait pas attendre. Paul Kagamé leur dit ceci: "jamais les dirigeants de ces pays, ni bien d'autres, n'accepteront d'être les supplétifs de la politique interventionniste et néocoloniale de la France au Rwanda. Paris et ses éventuels alliés européens, africains et autres, devraient tenir compte de notre avertissement solennel. Nous traiterons leurs soldats comme des ennemis qui ne sont pas différents des tueurs hutus. Si la France, principale responsable du génocide perpétré contre la minorité tutsie et les opposants hutus pour avoir soutenu et téléguidé le régime terroriste de Habyarimana, poursuit son plan d'interventions armées, la responsabilité des pertes dans le corps expéditionnaire retombera sur Paris. Nous ne resterons pas les bras croisés à ceux que nous considérons comme des agresseurs". Un génocide, le seul que l'Afrique ait connu depuis son existence. Plus d'un million de morts. Ce chiffre ne saute-t-il pas aux yeux ? Une catastrophe qui échappe à la télévision n'existe mondialement pas, mais les responsables, on ne les voit pas. Lorsque la France armait et équipait, humainement et matériellement le gouvernement de Kigali, la télévision n' y était pas. Lorsque le président rwandais, Juvenal Habyarimana, tuait, arrêtait, terrorisait la minorité tutsie et opposants hutus, elle n' y était pas non plus la télé. Et pourtant depuis, 1980, la France suivait de près et de loin, ces violations des droits de l'homme. En 1990, ce fut l'opération Noiroit. Quatre années plus tard, ce fut une véritable boucherie. Personne ne s'est ému. Peu ont su. Les Nations Unies, celles qui protègent tous les peuples du monde entier, suivaient calmement ce fameux génocide à la même télé pouvoir mieux se renseigner. Quant aux fonctionnaires de l'ONU, bouche-bée, ont réagit comme le souhaitaient les aventuriers français du droit ( et du devoir ) d'ingérence. Il nous est impossible de voir d'autres choses que la succession des scènes-chocs ( cadavres calcinés, personnes décapitées ou égorgées, villes détruites, ruines, misère, enfants mal nourris). Sortis de différents conflits nationaux et internationaux, les Français ont, cette-fois-ci, poussé trop le bouchon, en participant à un génocide en Afrique francophone. C'est impensable. La francophonie encourage-t-elle la paix et la démocratie en Afrique ? A chacun sa réponse. " Une assistance française massive est essentielle si l'on veut éviter la guerre", disait Edouard Balladur, l'ancien Premier ministre de François Mitterand. Impressionnées par l'urgence de l'action française et de la situation au Rwanda, les Nations Unies accepteront toutes le conditions de l'un de ses membres dit permanent, qui a un droit légitime, celui du droit de "veto".Les journalistes autorisés à se rendre au Rwanda ont fait la même visite guidée, rapportant des témoignages rie Le Pen ( front national), se connaissent et se comprennent si peu que, l'un peut se retourner contre l'autre, plein de haine. Donc l'humanité civilisée, solidaire et éclairée n'existe ni autour de l'individu européen, ni en lui. Cette fracture dans la bonne conscience est tenue ouverte par les mauvaises nouvelles, elles annoncent qu'une barbarie ne se termine jamais en Europe: deuxième ébranlement collectif, la guerre 39-45, la guerre d'Indochine, la sale guerre d'Algérie, Yougoslavie, Bosnie, Kosovo? Tchétchénie, etc... elles confirment que l'Européen est un barbare-né. Elles confirment aussi l'actualité de l'inhumanité autant l'inactualité d'une humanité réconciliée avec elle-même. Africains, nous vivons des années-cimetières. Les conflits, l'exploitation de nos matières premières ( le pétrole en particulier ) et le droit (et le devoir) d'ingérence ne nous paraissent exorbitants ? Ce droit tue les populations locales, froisse la dignité des personnes et exaspère tout Africain digne de ce nom. Les aventuriers du droit (et du devoir) d'ingérence rusent pour passer d'inévitables compromis; ils pactisent avec l'ordinaire du commerce des Nations; ils sont diplomates ( de simples vendeurs d'armes); ils sont habiles négociateurs et fins politiques; ils sont explicatifs ( il faut respecter les droits individuels de l'homme, alors que nos droits collectifs sont bafoués par eux-mêmes); ils nous manipulent en créant dans chacun de nos Etats des "prétendues ligues" pour défendre les droits de l'homme. Pourquoi pas des ligues pour défendre les droits de nos peuples? Ils sont compréhensifs ( deux Africains successivement à la tête de l'ONU; ils sont souples à l'occasion (aide au développement économique, alors qu'ils appauvrissent nos peuples); ils sont ferment fermes si nécessaire pour enfin arriver à leurs désirs (Un Pascal Lissouba, élu démocratiquement, voulant le pétrole pour son peuple est dégagé lâchement par la multinationale Elf Aquitaines, résultat : plus de dix mille morts). D'accomodements en compromissions, l'action savatrice, demandée et obtenue par un dictateur à Kigali, vire de sens, et c'est la barbarie. En cet instant, les aventuriers du droit ( et du devoir ) d'ingérence se demandent comment ? Pourquoi ? Ventes d'armes, soutien aux dictateurs, détournements de fonds, exploitation de l'homme par l'homme, transferts et liquidations de populations innoncentes. Qui ne dit mot consent. L'ingérence française au Rwanda a effacé de cette terre plus d'un million d'individus. Pourquoi, diable, arrêter les seuls Africains sur ce deuxième génocide de ce siècle ? Qui a abattu l'avion des deux chefs d'Etat rwandais et burundais ? Par quelle lâcheté les Nations Unies ont-elles accepté le chantage meurtrier du gouvernement français qui a refusé que toute vérité soit faite ? Les questions dépassent les cas particuliers. La guerre au Rwanda s'éleva évènement mondial, parce qu'il fut universel : flux d'informations et flux de secours se répondaient, qui coupait l'un triait l'autre. Puisque l'avenir du continent africain dépend de la France et de l'assistance des peuples fortunés, il faut que les nouvelles circulent, que les besoins soient connus : missiles sol-sol et sol-air, FAR(Force d'Action Rapide), mitraillettes, mercenaires, agents secrets, multinationale, réseaux, etc...il faut aussi que les efforts soient suivis, contrôlés, sans les Nations Unies, et les résultats dûment constatés : des conflits partout en Afrique, faisant des millions et des millions de morts. Ne soyons pas naïfs : injustice, égoïsme, néo-colonialisme, exploitation de l'homme par l'homme, corruption, profit, malversations sont universellement connus, mais cette Déclaration universelle n'est ni universelle, ni partagée, ni connue et il n'existe pas d'aide qui ne soit, en partie, détournée, déviée ou accaparée. Mais, ces aventuriers du droit ( et du devoir d'ingérence) sont-ils des réformateurs sociaux ? Ils ne se soucient point des victimes et ils interviennent dans les labyrinthes de la politique locale. Ils tentent parfois de se ménéger, à raisons de quelques sympathies susceptibles d'accroître leur efficacité. Il faut donc jouer au coup par coup. Quelles guerres peuvent-elles acceptées ou tolérées quand les dégâts deviennent si importants ? Quand convient-il de ravaler sa colère pour sauver quelques vies ? Quand faut-il éclater et casser le morceau pour sauver d'autres ? C'est maintenant ou jamais : des femmes, vieillards et enfants chassés chez eux, à intervalles réguliers, au nom de quelle raison ou de quel droit? Des soldats, venus d'ailleurs, les encadrent. Leurs mitraillettes, hurlant des ordres inaudibles dans le vacarme des cris. Une rafale part, tirée en l'air. Au milieu de la bousculade, des enfants tombent le nez dans la poussière. La foule alignée au-délà d'une ligne infranchissable sous peine de coups de bâton, à une centaine de mètres du camp convoité. Scène ordinaire à Goma (Zaïre) le jour de distribution. En file indienne, des heures sous le soleil de plomb, les réfugiés attendent leur ration alimentaire pour quelques jours, moins de mille calories, le quart en dessous des normes courantes. Pas un seul réfugié ne s'en plaint, même si un bon tiers des enfants du camp est atteint de malnutrition chronoque. Fatalité ou soumission ? Soumission et dépendance, bien sûr. Humanitaires, aventuriers et téléguerre regardent droit dans les yeux sans gêne, les femmes esquissent un sourire, les enfants s'accrochent à leurs mains, comme des sauveurs, piaillant des plaisanteries inintelligibles. Voici toute l'innoncence de l'Afrique. Pour les réfugiés rwandais, Goma est le sauveur, même si Mobutu Maréchal n'avait pas voulu les accueillir chez lui. Après maintes tergiversations et accords douteux, il s'est incliné devant la France qui lui a promis de devenir le maître dans cette région. Nos frères et soeurs rwandais, délaissés par les Nations Unies, ont abandonné derrière eux leur pays, laissant pour chacun d'eux un enfant, une mère, un père, etc...une fuite en avant, désespérés, les a entraînés jusqu'à cette terre zaïroise ingrate où les autrités ont refoulé les premiers fuyards, pensant décourager les autres candidats à l'exil. Plusieurs autres réfugiés franchissaient chaque jour cette frontière de malheur, tracée par le colon, faisant de Goma la plus forte croissance du monde. Prévu provisoire, le camp s'installe petit à petit, en dépit des conditions de vie dégradantes, dûes principalement à l'absence de médicaments, de nourriture suffisante et d'eau. Ces êtres humains, qui n'ont pas été sécourus par l'ONU, ont trouvé refuge au Zaïre. Ils ont fui une guerre qui s'appelle : génocide, le premier en Afrique et le deuxième de ce siècle, mené successivement par le général Habyarimana qui a été encouragé par le gouvernement français. Leur fuite en avant n'a de raison que politique. Et comme tout réfugié, ils ne cherchent pas le paradis, ils ont tout simplement échapé à l'enfer: destructions, purification ethnique, conscriptions forcées, viols, n'est-ce-pas une vraie réalité africaine ? Ces réfugiés ont cru que le ciel leur tombait sur la tête. Malgré la dictature menée par l'ancien président rwandais, malgré l'intervention française : trois opérations en quatre ans, malgré la non intervention de l'ONU, malgré les morts ( plus d'un million ), la vie reprend. Ce chiffre saute aux yeux et les responsables sont noirs et blancs. Pourquoi, diables, arrêter les seuls noirs sur ce deuxième génocide du siècle ? L'Elysée, Matignon, Quai d'Orsay, humanitaires et consorts n'étaient-ils pas au courant de l'existence de la sinistre "Radio Mille Collines" ? Le génocide fut planifié et organisé par cette radio des milices hutus du Rwanda, et dont l'un des principaux responsables est un ancien doyen de la faculté des lettres. Il a été protégé par le ministère de la Coopération qui lui a donné les moyens de résider en France et d'y soutenir une thèse de complaisance. Cette radio a été créée avec une subvention française de 100 000 francs français qui aurait permis d'acheter l'emetteur grâce auquel les assassins du clan Habyarimana ont planifié et organisé la mise à mort d'au moins un million de Rwandais. Les autorités françaises, sincèrement, n'étaient-ils pas au courant des agissements criminels des responsables de cette radio. Et pourtant, la France a continué à aider cette radio afin de faire face à celle du FPR émettant depuis l'Ouganda anglophone. Et pourtant, le premier génocide du siècle a été condamné dans toutes ses formes par tous les démocrates du monde entier. L'histoire du parti nazi est, bien entendu, très étroitement lié à celle d'Adolfe Hitler. Responsables, collaborateurs, traitres ont tous été arrêtés et jugés : Hermann Göring, le futur ministre de l'armée de l'air hitlerienne, le dauphin d'Hitler, son bras droit, celui qui déclarait : " je n'ai pas de conscience; ma conscience s'appelle Adolf Hitler". Jugé criminel de guerre, il échapera à son châtiment page 165